Volkswagen a mis en jeu la fermeture de certaines de ses usines allemandes et la suppression de dizaines de milliers d'emplois. Lors d'une réunion de son conseil de surveillance le 9 juillet 2026, le premier constructeur automobile européen a examiné des plans qui pourraient entraîner la suppression de près de 100 000 postes chez VW dans le monde et la fermeture possible de quatre usines en Allemagne. Aucune décision définitive n'a été prise ce jour-là, mais cette réunion a ouvert la voie à des mois de négociations ardues entre la direction, les syndicats et les élus régionaux.
L'ampleur des suppressions d'emplois chez Volkswagen
Les chiffres évoqués sont considérables. Selon Euronews, ces plans entraîneraient la suppression de 100 000 emplois, soit environ 16 % de la population active mondiale, qui compte quelque 630 000 personnes. Ce chiffre s'ajouterait à un précédent programme prévoyant la suppression d'environ 50 000 postes d'ici 2030, ce qui signifierait jusqu'à 50 000 suppressions de postes supplémentaires par rapport aux mesures déjà convenues.
Ces discussions témoignent des difficultés rencontrées par l'entreprise, confrontée à une demande atone, des coûts élevés et une transition complexe vers les véhicules électriques. Selon les informations de ZDFheute et WirtschaftsWoche, la direction s'efforce de réduire les effectifs plus rapidement et de manière plus drastique. Pour une entreprise qui compte parmi les plus importants employeurs privés d'Allemagne, les suppressions d'emplois envisagées chez Volkswagen auraient des répercussions bien au-delà des usines, touchant les fournisseurs, les sociétés de services et des villes entières construites autour de ces dernières.
Où les suppressions d'emplois chez VW pourraient-elles se traduire ?
Quatre sites allemands ont été cités dans les médias comme candidats à la fermeture : Zwickau et Emden, l’usine Volkswagen de Hanovre et le site Audi de Neckarsulm. Chacun de ces sites représente des milliers d’emplois et des décennies d’activité industrielle locale, ce qui explique pourquoi la simple possibilité de leur fermeture suscite l’inquiétude.
Aucune décision de fermeture n'a été prise. Les points les plus sensibles ont été reportés au 9 juillet, et Euronews indique que la réunion visait davantage à lancer des négociations qu'à aboutir à un verdict immédiat. L'avenir des quatre centrales reste donc incertain, et les mois à venir s'annoncent comme une période de lobbying intense de la part de toutes les parties prenantes.

Les syndicats et l'État ripostent
La résistance est déjà organisée. La dirigeante du syndicat IG Metall, Christiane Benner, et la présidente du comité d'entreprise de Volkswagen, Daniela Cavallo, ont averti que si ces projets étaient mis à exécution, elles les bloqueraient de toutes leurs forces, selon Euronews. Le jour de la réunion, IG Metall a organisé des manifestations d'ouvriers dans ses usines à travers l'Allemagne.
La politique constitue un frein supplémentaire. Le Land de Basse-Saxe détient 20 % des droits de vote de Volkswagen et s'oppose traditionnellement aux fermetures d'usines, tandis que les représentants syndicaux sont majoritaires au conseil de surveillance. Cette situation confère aux travailleurs un réel pouvoir de négociation et explique en grande partie pourquoi toute décision concernant les suppressions d'emplois chez VW sera longue et âprement contestée, loin d'être rapide et sans heurts.
Pourquoi cela est important au-delà de Wolfsburg
Volkswagen étant au cœur de l'économie allemande, ses difficultés sont perçues comme un signal d'alarme pour l'ensemble du secteur industriel. Un repli de cette ampleur alimenterait le débat actuel sur la compétitivité de l'Allemagne dans la construction automobile et sur la manière dont le pays peut réussir sa transition vers la mobilité électrique sans fragiliser son tissu industriel traditionnel.
Cette incertitude pèse également sur la confiance. Avant même tout licenciement, la perspective de fermetures influence les décisions de dépenses, d'embauche et d'investissement dans les régions concernées. C'est pourquoi la réunion du 9 juillet a suscité un vif intérêt national, malgré l'absence de décision formelle, et pourquoi les négociations à venir seront suivies de près par l'ensemble de l'économie.
Ce que cela signifie pour les expatriés
Si vous travaillez chez Volkswagen, dans l'une de ses marques ou chez un fournisseur, sachez qu'aucune décision n'a été prise et que les syndicats sont fortement mobilisés. Il faudra donc patienter avant toute action concrète. Restez en contact étroit avec votre comité d'entreprise (Betriebsrat), qui représente le personnel dans ces négociations, et assurez-vous de bien comprendre votre contrat et les modalités de préavis. Les salariés étrangers bénéficient des mêmes droits que leurs collègues allemands, notamment la protection contre le licenciement abusif.
Pour les expatriés envisageant de travailler dans l'industrie automobile allemande, cette nouvelle rappelle l'importance d'évaluer attentivement la sécurité de l'emploi et de diversifier ses compétences. Notre aperçu de la vie et du travail en Allemagne est disponible ici : welivein.de/how-to-germany Nous pouvons vous aider à comprendre vos droits en matière d'emploi et à savoir où trouver des conseils. L'ampleur des suppressions d'emplois envisagées chez Volkswagen est inquiétante, mais le processus ne fait que commencer.
